Vol solo Gray Beaune aller-retour

par Peter Feenstra

Mon app de navigation avait enregistré un log. Les temps modernes : on peut visualiser cet log avec Google Earth !

Le jeudi 11 avril 2019 j’ai décollé de piste 07 pour un vol vers Beaune. Un vent de NNE de 10 kn environ.

Au dessus les bois (les zones verts foncés) beaucoup de turbulence. Il me fallait adapter la vitesse !

L’atterissage à Beaune sans problèmes sur le 03.

Après décollage prendre le cap 010 et rejoindre le tour de piste. Maintenir le cap jusqu’a 1500 ft QNH.

Le retour un peu pareil que l’aller, sauf un vent en face plus fort.

‘Back home’ L’atterissage sur le 07 à Gray.

Gray Un rallye aérien dans le ciel graylois (l’Est républicain)

26/8/2018

Gray Un rallye aérien dans le ciel graylois

Une vingtaine d’équipages venus de toute la région sont partis de l’aéroport de Dijon-Longvic pour rejoindre l’aérodrome de Gray St-Adrien. Le vol est passé par Dole, Poligny, Besançon et Gray.

Patrick Sciau et Daniel Bolot, du comité régional aéronautique, apprécient la participation de nombreux équipages.

La fusion des régions a entraîné celle des comités régionaux aéronautiques ces derniers mois, en bonne entente et permettant de faire profiter au plus grand nombre des différentes actions proposées auparavant distinctement en Franche-Comté et en Bourgogne : « Nous comptons 35 aéro-clubs dans le comité. On est tous des passionnés. Alors c’est toujours facile d’échanger et d’avancer », reconnaît le Dijonnais Patrick Sciau qui préside le comité aéronautique régional de Bourgogne-Franche-Comté, secondé par le comtois Daniel Bolot.

Parmi ces projets, un rallye ballade qui vise à unir les deux anciennes entités en les reliant par la voie des airs. « Les équipages sont partis de l’aéroport de Dijon-Longvic pour rejoindre l’aérodrome de Gray St-Adrien avec un tracé réalisé par Michel Carré. C’est la seconde édition et la première pour ce parcours d’environ 1 h 15 de vol avec des départs toutes les quatre minutes avec les avions les plus rapides qui démarrent en premier. L’équipage dispose de photos et d’indications à replacer sur une carte après les avoir repérés au sol. Le vol est passé par Dole, Poligny, Besançon et Gray », poursuit-il.

En tout, une vingtaine d’équipages sont venus de toute la région avec la particularité non seulement de la participation de nombreuses femmes mais aussi de pilotes jeunes ou plus expérimentés.

et a mobilisé les bénévoles de l’aéro-club de Gray, a un intérêt technique mais aussi relationnel : « C’est le moyen de se connaître et de se rencontrer entre passionnés », ajoute Patrick Sciau, appréciant au passage le bon accueil tant par Edeis à Longvic que par les équipes d’Alain Messelot à Gray. Tous ont pu, au passage, mesurer l’importance du site graylois, devenu au fil des années une plateforme dynamique tant pour les aspects économiques que de loisirs.

Une action réussie qui sera renouvelée l’an prochain avec des sites de départ et d’arrivée qui seront déterminés dans les mois à venir pour une nouvelle observation de la région depuis le ciel.

S’il ne s’agit pas d’une compétition, les meilleurs ont été récompensés. Il s’agit de l’équipage d’Eric Nivois de Till Le Chatel, de celui de Sébastien Laprévote du même club et de Mehdi Mouamani de Belfort.

Patrick Sciau

Le 8 septembre aura lieu la compétition régionale de compétition

Gray L’aéroclub, l’école supérieure (article dans l’Est Rép) 6/1/2018

Gray

L’aéroclub, l’école supérieure

À Saint-Adrien, l’historique club graylois continue de former des jeunes (ou moins jeunes) pilotes. Dans un an, il pourrait, de fait de son agrément, être un des trois seuls en France à pouvoir toujours le faire.

Le site est centenaire et se porte bien. Sur le petit aérodrome de Saint-Adrien, aux portes de la ville, on retrouve bien, dans les archives locales, un meeting aérien, datant de 1912. Le terrain était d’une autre époque, mais ces manifestations, regroupant encore plus de 6 000 spectateurs, dans les années 80, ont toujours apposé une certaine marque de fabrique.

Alors ami du président de l’aéroclub de l’époque, M. Grosjean, un certain Christian Bergelin avaient œuvré à l’essor d’une piste qui trouve sa forme actuelle depuis 1990. Elle fait le bonheur de l’aéroclub de Gray, un des 600 que compte le territoire national. Mais pas n’importe lequel non plus. « Nous faisons partie des trois à avoir l’agrément européen approved training organisation (ATO). En 2019, il sera nécessaire pour assurer et faire perdurer l’activité d’école de pilotage ».

La voltige pour appréhender le danger

Yves Folley, secrétaire de l’aéroclub qui dénombre 32 membres, est bien placé pour connaître le strict cahier des charges à tenir, afin de demeurer dans les clous. Responsable système de gestion et de la sécurité, l’homme est à la base de l’organisation, annuelle et obligatoire, des journées de vols spéciaux. Elles n’ont pas le cachet estampillé « meeting aérien », pour des raisons d’organisation bien compréhensibles, mais ces journées, dont la dernière a eu lieu à l’automne, permettent aux responsables de revoir leurs gammes.

Avec le concours des voisins de Dijon Voltige, venus de la base de Dijon-Darois, pilotes et instructeurs locaux sont placés, avec un avion de voltige (type CR100) en situation exceptionnelle. « On n’est pas dans le spectacle. L’idée n’est évidemment pas de casser l’avion mais bien de gérer quelque chose de difficile, qui peut potentiellement survenir en vol ».

Les pilotes locaux bénéficient, pour ce faire, du précieux soutien des instructeurs dijonnais, avant, pour certains, de se tester seul dans les airs, comme ce fut récemment le cas pour le jeune Maxime Sommer (lire ci-dessous), une des fiertés de l’aéroclub de Gray.

Son école de pilotage distille actuellement des cours pour une demi-douzaine d’élèves, « de 15 à 70 ans », précise Yves Folley. Ouverts à tous, ils donnent parfois lieu à de véritables belles surprises, avec des élèves devenus pilotes, et donc lâchés seuls aux manettes d’un avion, en un temps record. Preuve que l’histoire petit centre de formation graylois continue à bien faire les choses.

Avec lui, c’est de la haute voltige

Tombé dans la marmite. « A 10 mois, j’ai fait mon premier baptême de l’air ». Étudiant à Besançon en pharmacie, Maxime Sommer (22 ans) a suivi la trace du paternel, dès l’âge de six ans. « Mon grand-père était pilote planeur et constructeur d’avion », relate celui qui vient de se lancer dans la voltige.

Une fierté pour l’aéroclub de Gray, qui abrite l’avion de la famille Sommer depuis six ans. Premier jeune pilote complet formé à Saint-Adrien, Maxime a obtenu son brevet de pilote d’avion en 2014. « C’est lors d’une journée de mise en garde, ici, que j’ai été repéré par les instructeurs ». L’avion de voltige, un autre monde, « une première dans la famille et une sacrée palette d’émotions ».

Motivé à devenir un crack

Les premiers pas ont été impressionnants. « Même si, finalement, on affine le pilotage qu’on a appris à la base, ça fait quelque chose. Je me suis vite dit que c’était excellent. On se rend compte que rien n’est dû au hasard. Dans les figures, mais même pour tout le reste, tout est contrôlé, avec une précision extrême ». Testé une première fois à Gray, le programme de figures, défini à l’avance, représente, pour Maxime Sommer, une véritable rampe de lancement.

L’année 2018 sera pour lui l’occasion de participer à une première compétition régionale. « Sans doute la Bourgogne Air Cup, organisée au printemps par Dijon Voltige » envisage Maxime, qui aura besoin de ce test-là, pour entrevoir la suite avec ambition. « Le but, oui, c’est de percer. Quand on voit comme on est bien entouré par le comité régional aéronautique, on peut aspirer à devenir champion ». Avec Dijon Voltige comme seul pôle France voltige, une nation championne du monde par équipe, les bases sont là pour pouvoir retrouver, demain, le jeune Franc-Comtois au sein de l’élite. Un obstacle devra, d’ici là, être levé : le coût que représente une saison reste prohibitif. Raison pour laquelle ce jeune crack a lancé un appel aux mécènes.

Renseignements sur Facebook (Aero Sommer) ou par e-mail à association.aero-sommer@gmail.com

M.C.